Mirai ma petite soeur

Miraï ma petite sœur est le huitième film de Mamoru Hosoda. Le réalisateur d’animé japonais s’est fait connaître notamment par Les enfants loups, Ame et Yuki ou encore Le garçon et la bête. Miraï ma petite sœur explore le quotidien et l’esprit d’un petit garçon de 4 ans.

Mirai ma petite soeur

Miraï ma petite sœur – l’histoire

Kun est le premier né d’un couple de jeunes japonais et vit une enfance heureuse. Enfin jusqu’au jour où ses parents reviennent à la maison avec sa petite sœur Miraï (qui signifie avenir en japonais). Tout d’abord l’arrivée de ce petit être étrange est très excitante. Mais Kun va très vite se lasser de Miraï qui chamboule tout dans son quotidien et accapare l’attention de ses parents. Le petit garçon va alors s’isoler dans son jardin, où ses jeux vont le transporter à travers le temps : passé et futur. Il va alors rencontrer son grand-père, sa maman à son âge ou encore la Miraï du futur. Toutes ces personnes de sa famille vont alors l’aider à grandir et finalement accepter sa petite sœur.

Mirai ma petite soeur

Dans la vie d’un petit enfant

Mirai ma petite sœur nous ballote entre le quotidien de Kun et les face-à-faces du petit garçon avec des membres de sa famille passés ou futurs. Ces instants oniriques sont très présents dans le film. Et Kun les vit uniquement à partir du jardin de la maison, au pied d’un immense arbre qui contient la mémoire de la famille.

Cependant, l’authenticité et la réalité de ce film m’ont beaucoup touchée. D’ailleurs très souvent, pendant le film, Wyatt m’a fait remarquer tous ces moments ou expressions identiques aux nôtres. Hosoda a réussi brillamment à retranscrire à l’écran les mimiques d’un petit garçon : les sautes d’humeur, les crises de colère qui peuvent être parfois terribles, les scènes de caprice pour attirer l’attention. En somme, cette facilité que les tout-petits ont à être authentiques, à vivre toutes leurs émotions avec intensité, tout en ayant du mal à les canaliser.

Mirai ma petite soeur

La parentalité

La plupart des gens ne retiendront que le récit de Kun. Pourtant dans Mirai ma petite sœur, l’histoire des parents est très présente et là aussi très réaliste. D’un côté, le père a peur de ne pas être à la hauteur et de décevoir son épouse. Il essaie de jongler entre les tâches ménagères, les instants avec ses enfants et son travail d’architecte. De l’autre, la mère exige beaucoup des autres, mais surtout d’elle-même. Elle aimerait tout gérer : travail, maison, éducation et émotions. Pourtant elle a conscience qu’elle n’y arrive pas, et craint alors de ne pas être une bonne maman pour ses enfants.

Mais petit à petit, ces deux jeunes parents vont tous les deux grandir eux-aussi. Car la parentalité, n’est-ce pas aussi une expérience de vie, une épreuve psychique qui nous permet de murir ?

En outre, j’ai été rassurée de voir une maman imparfaite. Elle adore ses enfants. Mais elle peut aussi se mettre en colère au point que Kun la traitera de méchante sorcière Oni Baba. J’ai souri lorsque le papa tente de se mettre au travail, mais épuisé d’avoir couru dans tous les sens, il s’endort devant son écran. Et j’ai ri quand il était effrayé de ne plus voir Mirai dans son transat. Il s’est mis à la chercher dans la maison. Mais elle avait simplement glissé par terre sans pour autant se réveiller.

Mirai ma petite soeur

Pour aller plus loin avec vos petits bouts, je vous invite à découvrir le site du film. Ils proposent un livret avec quelques activités éducatives.

Pour conclure, si vous aimez les films d’animation japonais et si vous êtes nouveaux parents, foncez voir ce chef-d’œuvre. Vous serez tout comme moi enchantés par sa subtilité et sa sincérité. Et n’hésitez pas à me dire vous aussi, ce que vous en avez pensé.

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